


Samouraï
Au cœur des années 1970, Christophe perd son parolier fétiche, Jean-Michel Jarre, parti vers d’autres paradis perdus électro- niques. Il gagne au change un autre tisseur de mots bleus, Boris Bergman, futur binôme en écriture d’Alain Bashung, pour un album plus volontiers marqué musicalement par l’Angleterre de Pink Floyd, avec notamment un long triptyque, « Pour que demain ta vie soit moins moche », aux développements prog où son groupe de cadors des studios fait des étincelles. Samouraï, le moins connu de ses albums de l’époque, est aussi pour l’ex-yéyé l’occasion de révéler ses influences sur deux titres écrits par lui- même, notamment celle de John Lennon, avec le surréaliste et nostalgique « Merci John d’être venu », et surtout sur « Tant pis si j’en oublie... », calqué sur « God » de l’ancien Beatle. Un disque curieux et souvent majestueux, qui est à l’évidence le trésor caché de la discographie du beau bizarre.
| A1 | Samouraï | 4:05 |
| A2 | Merci John d'être venu | 3:26 |
| A3 | Tant pis si j'en oublie... | 3:18 |
| A4 | ...Paumé | 4:30 |
| B1 | Pour que demain ta vie soit moins moche... | 11:20 |
| B1a | 1ère partie | 4:50 |
| B1b | 2ème partie : Les dragons de mes chimères | 5:00 |
| B1c | 3ème partie | 1:30 |
| B2 | Le cimetière des baleines | 2:35 |

Artiste
Christophe
La plage sur laquelle un prénom est écrit sur le sable colle aux basques de Christophe qu’il serait dommage de réduire à un chanteur pour midinettes. Complexe, inattendu, cet auteur rare préfère de plus en plus cultiver ses passions plutôt que de céder aux facilités du marketing. En 2014, le dandy délicat est toujours aussi créatif, puisqu’il sort « Intime » suivi d’une tournée dans des salles intimes. Son caractère anticonformiste se...
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